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mercredi 27 juillet 2011

COMMENT CHOISIR UN EXPERT CONSEIL

Fiche technique - ISSN 1198-7138  -  Imprimeur de la Reine pour l'Ontario
Agdex : 057
Date de publication : 07/2011


Dernière révision :
Situation : Traduction de la fiche no 98-053, «How to Choose a Consultant»
Rédacteur : ISMAËL SANGARE

Table des matières

Introduction

L'embauche d'experts-conseils externes pour réaliser des projets à court terme n'est pas rare en affaires. Lorsque les ressources internes ne peuvent suffire et qu'un besoin d'impartialité se fait sentir, les organismes et les municipalités font appel à un expert-conseil.

Ce processus peut faire un peu peur la première fois. Cette fiche technique vous explique en termes généraux comment votre organisme ou municipalité peut profiter au maximum des services d'un expert-conseil.

Qu'est-ce qu'un expert-conseil?

Les experts-conseils se spécialisent généralement dans un domaine particulier. Ils peuvent exceller dans la résolution de problèmes, la recherche ou les solutions de rechange. Les experts-conseils travaillent surtout à contrat, c'est-à-dire qu'ils vendent leurs connaissances ou leurs services pour un certain prix. Les experts-conseils professionnels peuvent suggérer de nouvelles idées dans le cadre de projets communautaires et votre organisme ou collectivité peut souvent apprendre beaucoup en travaillant avec eux.

Quelle est la démarche que suivent les experts-conseils?

Les experts-conseils utilisent généralement une des deux démarches suivantes : la démarche axée sur les connaissances et la démarche axée sur les gens. Il faut choisir un expert-conseil qui utilise la démarche qui convient à votre projet. Si vous n'êtes pas satisfait des services de votre expert-conseil, il se peut que vous ayez choisi une personne qui n'utilise pas une démarche adaptée à votre projet.

La démarche axée sur les connaissances

Les experts-conseils qui adoptent cette démarche travaillent pour vous et non pas avec vous. Embauchez ce genre de personne si vous voulez que le projet soit réalisé le plus rapidement possible et s'il n'est pas nécessaire de faire participer la collectivité. Ce type de démarche convient bien aux projets techniques simples, comme la conception d'un système comptable informatisé ou d'une base de données de membres.

La démarche axée sur les gens

Les experts-conseils qui adoptent cette démarche travaillent plutôt avec vous, et non pas seulement pour vous. Les collectivités ont tendance à embaucher surtout ce genre d'expert-conseil. Pourquoi? Lorsqu'un expert-conseil travaille avec vous et votre collectivité, vous pouvez apprendre des tas de choses. Ces experts-conseils collaborent généralement avec les membres de l'organisme ou de la collectivité pour décider du type de recherche à effectuer et les former pour cette tâche.

Remarque : Cette démarche peut prendre plus de temps et coûter plus cher. Mais elle se traduit souvent par une meilleure recherche et la participation de la collectivité. On peut dire que la recherche est le produit de la collectivité.

En résumé, utilisez la démarche axée sur les connaissances pour les projets techniques ponctuels qu'un ou deux experts-conseils peuvent faire efficacement en travaillant seuls. Utilisez la démarche axée sur les gens lorsque l'organisme ou la collectivité devrait participer au projet, qui le concerne en partie ou en entier.

Quel est le problème à régler?

En répondant à cette question, vous déterminez les paramètres du projet et vous aidez votre organisme ou votre collectivité à formuler précisément ce qui doit être fait. Vous devez franchir cette étape avant de poursuivre votre projet.

Avons-nous vraiment besoin d'un expert-conseil?

Avant d'embaucher un expert-conseil, demandez-vous si vous pouvez réaliser ce projet par vous-même ou si vous pouvez obtenir de l'aide ailleurs.

Pouvons-nous réaliser le projet par nous-mêmes?

Une fois que vous avez répondu à la première question, vous devez maintenant décider si votre collectivité peut réaliser le projet sans l'aide d'un expert-conseil. Voici une petite liste de vérification qui peut vous aider à évaluer les compétences de votre groupe.

  • Est-ce que les dirigeants communautaires, les employés (le cas échéant) et d'autres bénévoles ont pu examiner le projet pour évaluer si l'organisme possède les compétences nécessaires pour ce travail?
  • Est-ce que les gens de l'endroit et d'autres personnes croient que la collectivité peut réaliser elle-même le projet?
  • Est-il possible de déplacer du personnel pour qu'il réalise ce projet?

Si vous avez répondu « oui » à toutes ces questions, votre collectivité peut probablement réaliser le projet par elle-même.

Si vous croyez que votre collectivité ne peut pas mener à bien le projet par elle-même, vous devez rechercher d'autres sources d'aide.

Quelles sont les autres sources d'aide (à part les experts-conseils)?
  • D'autres collectivités ou organismes

    Demandez à d'autres collectivités ou organismes de discuter de leurs expériences en la matière. En comparant vos projets, vous pouvez découvrir des démarches pour réaliser une tâche ou résoudre un problème, vous renseigner sur la façon d'éviter des problèmes ou des difficultés et obtenir des idées pratiques pour réaliser votre propre projet.

  • Les employés du gouvernement
    Obtenez des conseils et de l'aide auprès des employés de divers ministères provinciaux. Par exemple, vous pourriez discuter avec le personnel du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario de ses compétences en matière de facilitation, d'organisation des priorités, de développement organisationnel et de gestion des bénévoles, de ses programmes de formation, etc.
  • Les groupes et associations
    Des groupes et associations se spécialisant dans divers domaines techniques ou sociaux peuvent souvent offrir de l'aide et des conseils gratuits pour vos projets.
  • Les universités et collèges communautaires
    Ces établissements offriront parfois leur temps et leur expertise pour des projets communautaires s'ils peuvent effectuer des recherches en même temps. Assurez-vous toutefois que vous pouvez consulter leurs rapports de recherche et que les renseignements obtenus lors des recherches peuvent profiter à la collectivité. Assurez-vous également que vous avez un certain contrôle sur l'utilisation et la publication des résultats de recherche.


Prise de décisions

Après avoir examiné vos ressources locales et externes, vous pouvez maintenant décider si vous avez besoin des services d'un expert-conseil. Vous devriez probablement embaucher un expert-conseil si :

  • Aucun membre de la collectivité n'a le temps ou les compétences nécessaires pour réaliser le projet.
  • Vous avez déjà essayé de réaliser ce projet (ou un projet similaire) et n'avez pas obtenu les résultats désirés.
  • La collectivité accordera plus de valeur aux recommandations d'un expert-conseil qu'à celles de ses propres membres.
  • Vous avez besoin de l'aide et de conseils spécialisés.

Si vous décidez d'embaucher un expert-conseil, vous devez trouver la personne qui répond à vos besoins.

Comment trouver la bonne personne

Voici quelques conseils sur la recherche d'un expert-conseil :

  • Demandez l'avis des gens. Le bouche à oreille est encore le meilleur moyen de se renseigner sur plusieurs sujets, y compris les meilleurs experts-conseils disponibles.
  • Embauchez un expert-conseil connu qui a réalisé un projet semblable ou de la même complexité, ou demandez à un expert-conseil en qui vous avez confiance de vous suggérer quelqu'un.
  • Consultez des listes d'experts-conseils compétents. Vous pouvez obtenir ces listes auprès d'organismes professionnels, de collèges et universités, d'organismes gouvernementaux et de groupes de bénévoles.
  • Communiquez avec des agences d'experts-conseils. Consultez les pages jaunes de votre annuaire téléphonique pour connaître le nom d'experts-conseils. Vérifiez sous Consultants ou Management Consultants.
  • Publiez des annonces dans les journaux locaux ou régionaux. Décrivez brièvement le projet et demandez aux experts-conseils intéressés de communiquer avec vous.

  • Gardez dans un dossier le curriculum vitae de toutes les personnes qui ont signalé qu'elles aimeraient travailler avec votre organisme ou collectivité. Vous ne savez jamais quand vous aurez besoin de vous y référer.

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Choisir le meilleur expert-conseil

Des dirigeants de la collectivité, des superviseurs de projet et des citoyens pourraient faire partie du comité de sélection.

Ce comité pourra participer aux étapes suivantes de la sélection :

  1. Communication initiale
    Indiquez aux experts-conseils qui pourraient faire l'affaire les paramètres du projet (voir la prochaine section pour plus de détails)

  2. Demandez aux experts-conseils de présenter des soumissions.
    Ces soumissions doivent expliquer brièvement comment les experts-conseils répondraient aux buts ou objectifs de la collectivité et réaliseraient le projet. Les soumissions devraient comprendre les compétences des experts-conseils, les coûts et le nombre de jours ou d'heures nécessaires pour effectuer le travail. Si les experts-conseils veulent obtenir plus de renseignements sur le projet, vous devriez organiser une rencontre.

  3. Évaluez les soumissions
    Pour ce faire, le comité doit tenir compte de la façon dont les experts-conseils répondront aux besoins de la collectivité, de leurs compétences et des coûts proposés. Il est parfois pratique d'évaluer les capacités des experts-conseils séparément des coûts prévus. De cette façon, ces deux éléments n'influent pas l'un sur l'autre lors de l'évaluation.

  4. Choisissez les quatre ou cinq meilleurs experts-conseils ou sociétés parmi les soumissions.

  5. Faites une entrevue avec les meilleurs experts-conseils ou sociétés.Le comité devrait s'attarder sur l'expertise technique, les connaissances de la collectivité et les coûts proposés des personnes interviewées. Selon l'importance du contrat, il pourrait être possible de faire les entrevues par téléconférence, bien que les rencontres en personne soient toujours préférables.

  6. Vérifiez les références. Les meilleures références proviennent de gens et d'organismes pour qui les experts-conseils ont travaillé. Consultez le rapport final pour des projets similaires réalisés par les experts-conseils. Le comité devrait poser les questions suivantes lorsqu'il vérifie les références :

    • Les experts-conseils ont-ils respecté les conditions du contrat?
    • Ont-ils fini le projet à temps?
    • Ont-ils respecté le budget?
    • Est-ce que leurs recommandations ou rapports étaient utiles?
    • Est-ce que leurs interventions ont entraîné des changements positifs?
    • Étaient-ils ouverts et acceptaient-ils facilement les idées et les suggestions de la collectivité?
    • Collaboraient-ils bien avec la collectivité ou d'autres clients

  7. Choisissez l'expert-conseil.
    Si vous suivez ce processus de sélection, vous trouverez probablement du personnel qualifié - des gens qui essaieront de répondre à vos besoins et de présenter un rapport, des recommandations ou tout autre processus de consultation, produit ou service acceptable, à un prix équitable.

    Remarque : Par respect pour les autres experts-conseils qui vous ont présenté des soumissions, vous devriez les avertir que vous avez choisi quelqu'un d'autre. Les experts-conseils non choisis vous demanderont peut-être de discuter de leur soumission. Le comité de sélection devrait documenter l'examen des soumissions et les entrevues. Le comité doit décider à l'avance jusqu'à quel point il entend commenter la présentation des soumissionnaires.

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Les paramètres du projet

Les paramètres du projet sont une brève description du projet et des résultats espérés. Ces paramètres vous aident à expliquer le projet à l'expert-conseil et à vous assurer que cette personne vise la même cible que vous. Ces paramètres permettent également à la personne choisie d'évaluer le prix de ses services.

Les paramètres (c'est-à-dire la description du projet) devraient vous permettre de :

  • donner un aperçu du problème à résoudre ou du travail à effectuer;
  • préciser vos objectifs - ce que vous attendez des services de l'expert-conseil;
  • décrire le produit que vous voulez obtenir de l'expert-conseil - par exemple, une politique, un plan, un système, une procédure, un rapport ou tout autre document, et à quoi servira ce produit;
  • établir un calendrier pour réaliser et terminer les travaux.
Évaluer les coûts

Les honoraires qu'exige un expert-conseil pour réaliser un projet ou toute autre tâche varient d'une personne à l'autre. Pour déterminer si le devis présenté est équitable, tenez compte de ce qui suit :

  • le taux courant pour des services similaires; les associations professionnelles recommandent souvent des honoraires que les experts-conseils respectent;

  • les limites que les organismes de financement imposent concernant les honoraires des experts-conseils;

  • le domaine de spécialisation de l'expert-conseil, son expérience, ses compétences, sa réputation et ses connaissances;

  • les attentes de l'expert-conseil concernant la charge de travail et le temps accordé pour réaliser les tâches;

  • les avantages pour la collectivité à court, moyen et long terme;

  • le produit fini - le type et l'importance des données, rapports, plans ou systèmes produits;

  • la formation que l'expert-conseil fournira aux membres de la collectivité.

N'oubliez pas que les experts-conseils doivent payer leurs propres frais pour préparer une soumission et rencontrer les membres du comité de sélection pour discuter de leurs idées.

Votre contrat avec l'expert-conseil

Un contrat bien rédigé énonce clairement qui est responsable de quoi et aide à prévenir des surprises déplaisantes pour le client comme pour l'expert-conseil. Lorsque vous signez un contrat avec l'expert-conseil, vous êtes tous les deux parties à une entente légale. Si une des parties croit à n'importe quel moment que l'autre partie ne respecte pas le contrat, les deux parties peuvent avoir recours au système judiciaire pour régler les conflits.

Vous pouvez engager un avocat pour rédiger le contrat, mais cela n'est pas obligatoire. Vous pouvez aussi utiliser un contrat standard et l'adapter à votre situation.

Un contrat comporte des obligations pour les deux parties. Vous vous attendez à ce que l'expert-conseil fasse bien son travail, produise des résultats acceptables et termine le travail à temps. L'expert-conseil s'attend pour sa part à être payé sans retard pour le travail accompli.

Ce que le contrat devrait couvrir

Le contrat devrait préciser ce qui suit :

  • le nom et les responsabilités du client ainsi que de l'expert-conseil (qui fait quoi);

  • les honoraires et l'échéancier des paiements;

  • les autres coûts;

  • les dates limites;

  • ce que l'expert-conseil est censé fournir ou produire;

  • qui sera propriétaire de ce que l'expert-conseil produit;

  • à qui le rapport ou autre matériel de l'expert-conseil peut être remis;

  • le niveau de confidentialité désiré;

  • s'il est acceptable que l'expert-conseil réserve des services de sous-traitance.

La liste précédente ne renferme que les éléments de base qui devraient faire partie d'un contrat pour éviter des problèmes futurs. C'est à vous de juger si d'autres éléments devraient être ajoutés.

Payer l'expert-conseil

Tous les éléments suivants devraient faire partie du contrat :

Honoraires
Le contrat devrait indiquer précisément le montant maximal des dépenses et les honoraires entendus pour réaliser tout le projet.

Mode de paiement
Le contrat devrait préciser comment vous allez payer l'expert-conseil.

Paiements progressifs
Des paiements progressifs sont faits quand l'expert-conseil a terminé une tâche particulière ou a atteint une étape précise du projet. Les contrats indiquent souvent que des paiements progressifs seront faits s'il s'agit d'un ouvrage important ou si ce dernier prendra plusieurs semaines ou mois à réaliser. N'offrez des paiements progressifs que si l'expert-conseil y a droit.

Avances
Des avances sont faites uniquement pour payer les frais et débours divers. Vous ne payez jamais à l'avance les honoraires de l'expert-conseil.

Pénalité
Un contrat précise parfois une pénalité si l'expert-conseil ne respecte pas les dates limites pour certaines parties du contrat ou pour la date d'achèvement des travaux. Vous déciderez généralement de charger un montant d'argent à l'expert-conseil pour chaque jour, semaine, mois, etc. qui dépasse la date limite.

Remarque : Il peut arriver que le calendrier prévu ne soit pas réaliste et qu'une prolongation soit nécessaire.

Dépenses et autres coûts

Assurez-vous que le contrat prévoit que l'expert-conseil doit présenter des reçus pour tous les frais et débours personnels, tels les repas, l'hôtel et les déplacements. Ceci s'applique également à toutes les autres dépenses comme les frais encourus pour embaucher d'autres personnes ou la location d'équipement pour réaliser le projet.

Indiquez clairement que l'expert-conseil devra fournir des explications si les dépenses sont plus élevées que ce que le contrat prévoit.

N'oubliez pas que c'est pour éviter les malentendus et les surprises que vous rédigez un contrat.

Comment payer l'expert-conseil

Voici les modes de paiement les plus populaires :

Honoraires horaires
Ce mode est utilisé uniquement pour des experts-conseils comme des avocats et des comptables qui préfèrent ce type de facturation.

Honoraires journaliers
Utilisez ce mode de paiement si vous avez de la difficulté à prédire la longueur du travail mais si vous devez limiter les honoraires de l'expert-conseil.

Montant fixe ou somme forfaitaire
Cela constitue souvent le mode de paiement préféré. Ce montant est facile à porter au budget et à administrer. Le prix comprend le tarif de l'expert-conseil et tous les autres coûts reliés au travail. Ce mode est très pratique lorsque vous savez exactement ce qui doit être accompli ou lorsque l'expert-conseil doit remettre un produit particulier.

Montant fixe pour les honoraires avec dépenses limitées
Ce mode est souvent utilisé. Servez-vous-en si vous connaissez d'avance le travail à faire mais vous ne pouvez pas prédire exactement certaines dépenses, comme le téléphone, les déplacements et l'impression de documents.

Somme versée à titre d'acompte
Servez-vous de ce mode de paiement lorsque les services de l'expert-conseil sont utilisés sur demande. Vous payez un montant fixe et l'expert-conseil promet d'être disponible lorsque vous avez besoin de ses services. S'il est difficile d'évaluer la quantité de travail à effectuer, vous pouvez réserver une certaine quantité de temps pendant une période précise du projet ou pendant toute la durée du projet. Les paiements sont généralement versés régulièrement (toutes les deux semaines ou une fois par mois, par exemple), même si vous n'utilisez pas les services de l'expert-conseil pendant cette période.

Embauche d'experts-conseils = collaboration

Pour bien profiter des services de l'expert-conseil embauché, vous devez collaborer au même niveau. Vous n'engagez pas cette personne pour qu'elle vous dise ce dont vous avez besoin, ni pour qu'elle règle tous vos problèmes pendant que vous faites autre chose. L'embauche d'un expert-conseil se traduit donc par la collaboration. Vous vous consultez!

Avant même que l'expert-conseil ne commence son travail, vous avez déjà entamé le projet. Vous avez défini ou examiné le problème. De cette façon, vous aidez à définir sa source et à trouver des solutions possibles.

Démarrage - Décrivez le projet

Communiquez d'abord les paramètres du projet à l'expert-conseil embauché (voir plus haut).

Choisissez le chef du projet

Il est conseillé de choisir un chef pour gérer le projet. Le chef du projet sert de lien entre l'expert-conseil et la collectivité. Le chef du projet devrait rencontrer souvent l'expert-conseil pour examiner les progrès et faire un relevé des dépenses. Il rencontre également régulièrement les membres de la collectivité pour les renseigner sur ce qui se passe.

Responsabilités de la collectivité et de l'expert-conseil

Si l'expert-conseil collabore pleinement avec la collectivité, les résultats du projet correspondront mieux aux buts de la collectivité et offriront des avantages à long terme pour les gens. Le tableau à la fin de ce document décrit ce que l'expert-conseil et vous-même (le client) devriez faire pour favoriser la réussite du projet.

Est-ce qu'il valait la peine d'embaucher un expert-conseil?

Lorsque l'expert-conseil a terminé son travail, vous devriez faire le bilan de cette expérience. Examinez les réalisations et les problèmes rencontrés.

  1. Est-ce que l'expert-conseil a bien respecté les conditions du contrat?
  2. Est-ce que la contribution de l'expert-conseil a favorisé la croissance et l'indépendance de la collectivité?
  3. Est-ce que les buts du projet ont été atteints?
  4. Est-ce que l'expert-conseil a présenté des conclusions et des recommandations raisonnables?
  5. Est-ce que les plans ont donné les résultats désirés?
  6. Est-ce que le rapport (le cas échéant) a été facile à comprendre et utile?
  7. Est-ce que le projet s'est déroulé sans malentendu?
  8. Est-ce que les attentes étaient raisonnables?
  9. Est-ce que vous vous entendiez bien avec l'expert-conseil?
  10. Aviez-vous prévu assez d'argent dans le contrat pour achever le projet?
  11. Est-ce que l'expert-conseil a fourni des renseignements utiles ou a aidé la collectivité à perfectionner certaines aptitudes?
  12. Est-ce que vous embaucheriez à nouveau cet expert-conseil?
  13. Est-ce que vous recommanderiez cet expert-conseil à d'autres collectivités?

En résumé, est-ce que l'expert-conseil a aidé l'organisme ou la collectivité à résoudre son problème? Est-ce que votre organisme ou votre collectivité a profité des services de l'expert-conseil embauché?

Conclusion

Choisissez votre expert-conseil judicieusement et vous obtiendrez généralement les résultats désirés. Indiquez toujours précisément ce que vous attendez. Supervisez le travail effectué. Soyez exigeant mais équitable concernant le produit final que vous recevrez.

Ouvrages consultés

Kent, Judy. Effective Organizations - A Consultant's Resource. Programme de formation à la direction bénévole, Condition physique et Sport amateur Canada, 1992.

McKelvey, Merilyn. «When to hire a consultant and how to get your money's worth». A.J. Diamond Planners Ltd., Municipal World, juin 1981.

Ministère des Affaires municipales et du Logement. Procedures for the Selection of Community Planning Consulting Services and the Preparation of Contracts. Fiche technique de la Direction des services consultatifs sur la planification communautaire.

Santé et Bien-être social Canada. Comment choisir ses consultants et tirer le meilleur usage possible de leurs services. Manuel, 1989.

White, James, P. Ag. How to Select a Consultant. Présentation à l'Association canadienne des agronomes conseils, août 1979.

Fiche technique pertinente

Intervention de l'ingénieur praticien dans la réalisation de projets à la ferme, commande n° 95-028

Comment assurer la meilleure collaboration possible avec votre expert-conseil

Responsabilité Client Expert-conseil
Réaliser les buts et objectifs Énoncez-les clairement et rédigez un contrat. Respectez les conditions du contrat.
Embaucher du personnel

Précisez si l'expert-conseil embauchera des membres de l'organisme ou de la collectivité pour aider à réaliser le projet et comment, le cas échéant.

Précisez ces dispositions dans le contrat.

Déterminez jusqu'à quel point il sera possible pour les membres de l'organisme ou de la collectivité de collaborer au projet.

Déterminez leur rôle

Assurer la participation de la collectivité

Demandez aux membres de la collectivité de discuter sans réserve de ce qui les préoccupe.

Faites participer les gens de l'endroit.

Écoutez les commentaires des membres de la collectivité.

Servez-vous de ces commentaires pour réaliser le projet et formuler des recommandations.

Ne pas s'éloigner de la cible

Signalez les problèmes à l'expert-conseil dès qu'ils surgissent.

N'attendez pas que l'expert-conseil remette son rapport.

Écoutez les préoccupations des membres de la collectivité.

Restez souple et soyez prêt à modifier le projet le cas échéant. .

Utiliser les recommandations

Assurez-vous que les recommandations présentées dans le rapport de l'expert-conseil profitent à la collectivité.

Assurez-vous que vous comprenez les recommandations et que vous pouvez les mettre en oeuvre.

Collaborez avec la collectivité pour formuler des recommandations.
Évaluer le projet Évaluez la réussite de ce projet de collaboration en mesurant ce que vous avez accompli en tant qu'organisme ou collectivité. Mesurez le succès du projet en réalisant des études d'impact, en étudiant les données et en écoutant les commentaires de l'organisme ou de la collectivité.

EMPLOI/CREATION D'ENTREPRISE

Devenir consultant : six pistes pour partir d’un bon pied

En période de crise et de malaise du management, la tentation est forte de quitter le salariat pour devenir consultant à son compte. Mais attention : l’expertise et le réseau ne sont pas toujours suffisants pour réussir son pari. S’il n’existe pas de recettes pour réussir ce changement de vie, voici les conseils incontournables pour mûrir votre réflexion et éviter les pièges les plus fréquents.

La crise et son cortège d’incertitudes pousserait-elle davantage les cadres à s’installer à leur compte ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer. En tout cas, une chose est sûre : choisi ou subi, le travail en solo devient une tendance lourde chez les créateurs d’entreprise : selon la dernière étude de l’APCE (Agence pour la création d’entreprises), sur 328 000 entreprises créées en 2008, 88 % n’emploient aucun salarié, soit sept points de plus qu’en 2002. « La nécessité ou la volonté de créer son propre emploi progresse : 65 % des créateurs créent leur structure dans cet objectif, contre 56 % il y a six ans », remarque Sandrine Plana, du service statistiques de l’APCE.

Parmi les créneaux les plus convoités par les cadres ou les experts : le conseil. Selon l’Agence, plus d’un millier de nouveaux consultants débarquent ainsi chaque année sur un marché dominé par la prestation intellectuelle et opérationnelle. Conséquences : un marché très concurrentiel, où le réseau et une volonté de fer sont indispensables pour réussir. Nos conseils pour bien préparer cette transition.


1. Clarifier ses intentions

Devenir consultant est-il aujourd’hui davantage un choix par défaut ou signe d’une volonté de s’épanouir dans sa carrière ? Tout dépend de son âge et des circonstances professionnelles. Mais aux dires des experts, la lassitude des managers ne serait pas étrangère à ce choix : « Depuis trois ans, on voit de plus en plus de cadres arriver en formation parce qu’ils sont usés par le management, le stress et l’obsession des résultats qui contaminent les entreprises », constate Yves-André Perez, qui forme depuis vingt ans de futurs consultants à l’IDCE (Institut pour le développement du conseil et de l'entreprise). Le profil-type : des cadres de 40 à 50 ans, aguerris et expérimentés, fatigués des aléas de l’entreprise ou sentant le marché tourner en leur défaveur, âge oblige. « J’en avais assez d’être à des postes aussi exposés. Après dix-sept ans de salariat, j’étais physiquement exténuée », témoigne Sandrine, ex-directrice de la communication qui a lancé seule son agence conseil en communication à 42 ans, après avoir fait carrière dans l’industrie high-tech et les collectivités locales.

Mais phénomène récent, les quadras ne sont pas les seuls à franchir le cap. « On voit aussi arriver de jeunes cadres de 30 à 35 ans, désabusés par le monde de l’entreprise, qui souhaitent s’orienter dans le conseil, et devenir leur propre patron », remarque Hervé Dechêne, co-fondateur du cabinet de conseil à la création d’entreprise AZ Initiatys. Un constat qui réveille souvent un rêve enfoui d’entreprendre, comme dans le cas de Franck. À 35 ans, cet ancien chef de produits traiteur dans la grande distribution – qui a toujours eu envie de créer sa propre affaire – a décidé de devenir conseiller culinaire pour les industries agroalimentaires. Une façon aussi d’être davantage en phase avec ses valeurs : Franck supportait mal « des politiques de restriction des achats qui se sont accélérées depuis que [son] ancienne entreprise a été rachetée par un fonds d’investissement. La grande distribution a toujours tiré sur les prix, mais humainement, il y a une limite à la pression que les acheteurs exercent sur les fournisseurs ».

Conseils. Avant de vous lancer dans une activité en solo, soyez bien au clair sur vos aspirations. « On ne devient pas consultant pour régler ses comptes ou parce qu’on a des choses à se prouver. Dans la vente de prestation de services intellectuels, la relation de confiance est primordiale : il faut croire en soi pour convaincre ses clients, sinon cela ne marche pas », prévient Gyl Coppey, directeur général adjoint de France Initiatives, qui accompagne des créateurs de petits projets d’entreprise.

L’indépendance a aussi un prix : celui de la solitude, et son flot de remise en cause permanente : « Même après cinq ans d’activité, je doute toujours de mes choix, surtout lorsque je perds un client », avoue Franck, dont l’activité conseil tourne pourtant à plein régime. Êtes-vous certain de pouvoir affronter ces tempêtes seul ? D’avoir les capacités nécessaires ? « Un consultant doit posséder une très bonne fibre commerciale, être persévérant et savoir s’adapter en permanence à la diversité de ses clients. », insiste Yves-André Perez.

Si vous doutez, tous les outils permettant en amont de mûrir votre réflexion sont bons à prendre. Avant de se lancer dans le conseil en organisation industrielle, Frédéric a ainsi suivi un bilan de compétences alors qu’il était encore salarié d’un grand groupe pharmaceutique. «L’idée de devenir consultant me trottait dans la tête depuis longtemps. Mais j’étais tétanisé à l’idée de me lancer seul. Le bilan m’a permis de me rassurer : avec l’étendue de mes compétences techniques, mon besoin de nouveautés et mon tempérament créatif, c’était le meilleur créneau à investir », raconte cet ingénieur volubile.


2. Se donner du temps

Le point commun de Franck et de Sandrine ? Ils ont « profité » d’un licenciement pour se lancer (Franck est parti pour raisons de conflit avec son patron, et Sandrine a négocié son départ, transaction à la clé).

Un cas classique dans la création d’entreprise en général : chez France Initiatives par exemple, les trois quart des porteurs de projet sont demandeurs d’emploi. « Mieux vaut agir dès le début de son indemnisation. Plus on est dans l’urgence de retravailler, plus on risque de rater le coche. Dans le conseil, il ne s’agit pas de vendre une compétence, mais une offre de services, de préférence sur un marché de niche. Or, il faut du temps pour la structurer et pour bien évaluer la pérennité de son activité », rappelle Gyl Coppey.

Selon les experts, un an est une durée minimum pour structurer son projet, même pour un consultant. Une patience qui fait défaut à de nombreux cadres, persuadés qu’ils tiennent le filon du siècle grâce aux échos de leur réseau. Le piège ? L’apparente simplicité de l’activité.

Une bonne expertise du secteur, un solide carnet d’adresses et peu de frais d’installation suffiraient-ils à se creuser une place dans le petit monde des consultants ? Parfois. Grâce à son réseau professionnel, Frédéric a très vite trouvé ses premières missions de conseil en organisation industrielle. Sa technique ? Le retour d’ascenseur : « J’ai appelé des prestataires que j’avais fait travailler lorsque j’étais en poste ». Une méthode qui peut fonctionner, avec certaines limites. «Le réseau peut aussi masquer le potentiel réel du marché. L’autre risque, c’est de s’éparpiller. Certains consultants en RH ou en marketing se retrouvent ainsi au bout de deux ou trois ans avec des missions très disparates et des difficultés à se positionner », remarque Hervé Dechêne.

Sur un marché très concurrentiel, mieux vaut donc chercher la plus-value qui vous distinguera d’autres confrères. Franck, par exemple, mise sur sa capacité à gérer un projet de A à Z, de la recherche d’amélioration des recettes de cuisine à la phase d’industrialisation. Sa stratégie : convaincre ses clients « qu’on peut élaborer de meilleurs produits avec des aliments frais qui coûtent moins cher ». Un double argument qui séduit les industriels, face à des consommateurs de plus en plus regardants sur la qualité de leur alimentation.

Conseils. Si vous avez besoin d’affiner votre offre de services, profitez de votre période de chômage pour solliciter très tôt un accompagnement d’aide à la création d’entreprise. L’ANPE comme l’Apec propose ce type de prestations, sous-traitées à des cabinets privés. Sandrine a choisi ce coup de pouce : neuf mois d’accompagnement personnalisé par un conseiller lui ont permis de prendre du recul : « Il m’a beaucoup aidé à clarifier mon offre. La communication, c’est large : il fallait trier dans tout ce que je savais faire. J’ai finalement choisi le conseil stratégique, plus complet en terme d’activités. »

Franck aussi a bénéficié de cet accompagnement sur-mesure pendant son chômage. « J’ai appris à me familiariser avec les démarches commerciales, à faire une réelle étude de marché pour cibler mes clients. Au départ, je visais les professionnels de la restauration. Je me suis rendu compte que mon intervention serait nettement plus rentable auprès des PME de l’agroalimentaire. »


3. Démarrer en sécurité

S’adapter en permanence aux besoins de ses clients est la condition sine qua non pour réussir à vivre d’une activité de conseil. Un exercice loin d’être simple, surtout lors du démarrage, quand les premiers contrats ne se refusent guère. Avec parfois de mauvaises surprises. Au cours de sa première année, Frédéric a ainsi essuyé les plâtres de clients difficiles. La cause ? Le choc des cultures. « J’ai accepté une première mission chez un lessivier qui avait une activité de fabrication de produits pharmaceutiques. J’ai déployé beaucoup de pédagogie, mais le patron du site comprenait mal les contraintes réglementaires qui pèsent dans ce domaine et font forcément gonfler les coûts de la production. Finalement, ils ont préféré reprendre le projet en interne ». Echaudé par cet échec, Frédéric est devenu plus vigilant quant aux choix de ses clients. Il a désormais recentré ces prestations au cœur des laboratoires pharmaceutiques. La difficulté ? Ne pas se remettre en cause inutilement, surtout lorsqu’on s’appuie sur sa propre expertise. « Au début, c’est difficile de faire la distinction entre soi et ce que l’on vend », admet Sandrine.

Conseils. Téméraires mais pas têtes brûlées, Frédéric et Sandrine ont choisi de se lancer dans l’aventure en utilisant le portage salarial. Un système rassurant au démarrage. « On peut accepter ses premières missions sans prendre de risques », estime Frédéric, qui utilise la formule depuis trois ans. Se faire « porter » par une société qui vous salarie le temps d’une mission, voire opter pour l’autoentreprenariat dans certains cas : la souplesse de ces dispositifs permet de vous tester dans votre nouvelle activité, avant d’envisager de vous installer définitivement.


4. Savoir gérer son temps

Bien que souvent satisfaits de leur sort, les consultants ne tardent pas à comprendre que le mythe de la liberté des solos a ses limites. Notamment dans la possibilité de se libérer du temps.

Entre prospection commerciale, déplacements et intervention chez leurs clients, leurs semaines sont surchargées. « J’avais largement sous-estimé mes déplacements en province et à l’étranger. Je fais plus de 100 000 Kms par an en voiture. Et il m’arrive fréquemment de m’absenter de la maison quinze jours par mois », illustre Franck, basé en région parisienne. Son objectif après cinq ans d’intense activité : avoir enfin le luxe de refuser certains contrats, pour respirer en famille avec sa femme et son fils. Un geste délicat à assumer pour la plupart des consultants, craignant de perdre un client au passage. D’autant que dans certaines activités, comme le conseil en RH ou en formation notamment, il est souvent difficile d’avoir une visibilité de son chiffre d’affaires au-delà de trois mois. Autre méthode : « Je gagne du temps depuis que j’ai appris à formaliser mes propres procédures de travail. Je peux ainsi les dupliquer en les adaptant chez d’autres clients », explique Sandrine.

Conseils. Etre capable de bien évaluer son temps de travail (et donc ses coûts de prestation et son besoin en trésorerie) est par essence difficile dans la vente de prestations « intellectuelles ». Au démarrage, attention à ne pas sous-estimer vos besoins financiers, y compris en frais de déplacements, téléphone, etc. La meilleure configuration ? Avoir des réserves devant soi : « Les premiers contrats peuvent prendre six mois à se conclure, et il faut compter environ un an pour vivre du conseil », estime Yves André Perez de l’IDCE. Au-delà de vos interventions, attention à ne pas sous-évaluer les à côtés (travail de préparation pour une session de formation par exemple, bilans…). « Si, en solo, on arrive à facturer 55 jours la première année, c’est déjà pas si mal », estime Hervé Dechêne. À vous de trouver la juste mesure, en sachant qu’un consultant peut difficilement facturer plus de 100 à 120 jours par an, sur la base de 800 euros à 2200 euros HT par jour en moyenne suivant son activité, selon les estimations de l’APCE.


5. Apprendre à s’organiser

Au-dessus de son bureau, Franck a inscrit cette curieuse maxime : « Plus ça rate, plus on a de chances que cela marche ». Une réflexion née de ses démarches commerciales : « J’ai calculé qu’il me fallait environ sept appels chez un prospect pour décrocher un rendez-vous. Quand j’en suis au sixième, je me dis donc que le dernier sera le bon ! ». Pour ne pas se laisser déborder, Franck a opté pour un aménagement simple : « À la maison, j’ai deux bureaux. Un qui me sert au quotidien, l’autre dédié à la relance des clients et à la comptabilité, où je passe le moins de temps possible ».

Quant à Sandrine, elle a délibérément choisi de se libérer des contraintes administratives pour dédier son temps à ses clients : « J’ai pris un expert-comptable dès le début. Cela me coûte cher, mais il me donne aussi des conseils pour gérer le développement de mon activité ».

À chacun ses solutions, l’essentiel étant, pour ces chefs d’orchestre, de ne pas négliger la suite des contrats. « Le plus difficile, c’est de ne pas se laisser cannibaliser par un client qui vous demande toujours plus », reconnaît Franck. Pour Frédéric, qui part plusieurs mois en mission, le problème est inverse : « Je tente de ne pas me faire oublier de mon réseau. Je donne de mes nouvelles quand j’ai un moment de libre ». Pas simple de tout mener de front lorsqu’on est indépendant…

Conseils : Pour ne pas se perdre au démarrage, « il faut s’imposer des contraintes dès le début de son activité. Fixez-vous des objectifs financiers et commerciaux : nombre de contacts, de rendez-vous et de missions à décrocher dans le mois, montants attendus… », recommande Yves-André Perez. Un cadre utile pour éviter de se disperser.

N’hésitez pas non plus à comparer vos méthodes : lors de sa formation, Franck par exemple s’est constitué un petit réseau de consultants en marketing agroalimentaire en réalisant son étude de marché, qu’il n’hésite pas à appeler lorsqu’il bloque sur un dossier ou une démarche.


6. Intégrer de nouveaux réseaux

Plus que n’importe quel entrepreneur en solo, un consultant doit se ressourcer intellectuellement pour innover et coller aux évolutions du marché. D’où la nécessité de développer assez vite ses réseaux afin d’élargir sa vision, et se rassurer. Franck, par exemple, a récemment monté une association de jeunes créateurs, rencontrés lors de sa formation en création d’entreprise. Des dîners informels qui lui permettent de rompre un isolement parfois pesant. « Quand on travaille seul, il est difficile de prendre du recul. Ici, on partage nos expériences, bonnes ou mauvaises, et on trouve parfois des solutions à nos soucis quotidiens ensemble ».

Autre intérêt des réseaux, et non des moindres : asseoir sa notoriété dans le petit univers des consultants. Communicante dans l’âme, Sandrine n’a eu aucun mal à se glisser dans ce moule : installée depuis six ans à Toulouse, elle a co-fondé une association réunissant communicants, responsables RH et autres acheteurs en entreprise, et organise des colloques dédiés aux évolutions des technologies et des pratiques de communication dans les entreprises. Une façon astucieuse de se forger un nom tout en s’imprégnant des problématiques de la profession. « Ce genre d’échanges est essentiel pour moi. Cela me nourrit intellectuellement, j’en ai besoin dans mon métier. »

Conseils. Intervenir à des conférences, publier des ouvrages, agir au sein de syndicats professionnels, organiser des événements avec d’autres consultants sont d’excellents outils pour valoriser son image et son expertise. Songez-y pour pérenniser votre activité. Mais aussi afin de rester en veille sur un marché du conseil très évolutif.

ISMAËL SANGARE

mardi 26 juillet 2011

ENVIE D'ENTREPRENDRE EN RELATION RELATION PUBLIQUE

Donner envie de travailler avec vous

Thebault_nicolas Par Nicolas Thébault (chroniqueur exclusif) - Expert des réseaux professionnels

Internet et les réseaux sociaux ont induits une révolution « copernicienne » des médias. Ce sont eux désormais qui tournent autour de nous et nous en faisons intégralement partie avec nos Hubs Tweets ou autres Blogs. Comment nous différencier de la multitude des offres et propositions en tous genres dont nous sommes tous submergés, via le net mais aussi et surtout lors de rencontres concrètes ?

Réponse en 3 points et en vidéo de 3 minutes. Les facteurs clés de succès pour donner envie de travailler avec vous :

- Préparer

- Présenter

- Phaser

3 outils concrets du réseau

- La préparation en amont est essentielle, elle se construit sur le modèle des publicitaires. Comme le dit mon ami Jean-Marie Stiffel, la seule question à laquelle il nous faut apporter une réponse convaincante est « Pourquoi vous choisirais-je plutôt qu’un autre ». En amont, vous aurez identifié les cibles réalistes que vous choisissez de convaincre, en fonction de l’adéquation de votre savoir faire à leur priorités du moment. Les outils à votre disposition pour cela sont nombreux, via l’Internet notamment mais aussi grâce au développement de votre réseau. En quelques lignes ou en quelques mots, sachons dire « à quoi, à qui et comment nous sommes utiles »

- Se présenter au bon moment, à la bonne personne et avec le bon message nécessite une forme d’intelligence situationnelle. A la suite d’une réunion commune ou sur le conseil d’une assistante, vous saurez identifier le décideur qui vous intéresse et l’entretenir dans des conditions optimales. Pour cela, en général, faites lui gagner du temps, allez droit au but en exposant aussi concrètement que possible ce que vous savez faire et dans quel intérêt pour lui. Votre assurance dans la voix, le geste est déterminante . Faites le d’une façon attractive en suscitant la question « comment pourriez vous faire cela pour moi ? »

- Se phaser progressivement avec les intérêts de votre interlocuteur est la troisième étape que vous pouvez concrétiser d’abord lors d’une rencontre express ou speed networking, voir les exemples en vidéos sur . Après avoir attirer l’attention de votre interlocuteur, il est impératif de se mettre d’accord avec lui sur les conditions dans lesquelles vous pourriez transposer votre expertise à son contexte et priorités du moment. Pour cela répondez à ses questions et posez lui-en aussi par effet miroir, comme une partie de ping-pong à la volée. Vous aurez tout loisir ensuite d’approfondir lors d’une entretien traditionnel.

« Elevator Pitch »

Cet exemple humoristique mais illustratif vous décrira en moins de 3 minutes par vidéo, une situation d’accroche suivie d’un entretien express, ouvrant sur un projet concret de coopération.


Entreprendre facilement (3) : vous êtes votre business


Laurent_bazet_3Par Laurent Bazet, entrepreneur

Qu'est-ce qui est plus différent qu'un homme ? Un autre homme.

Qu'est-ce qui est plus différente qu'une vie ? Une autre vie.

Dans les affaires c'est pareil. Au moment d'entreprendre, chaque business est unique, parce que lancé par des gens uniques, à commencer par vous, l'entrepreneur chef de file.

La différence majeure d'une entreprise par rapport à ses concurrents reste d'abord la personnalité du dirigeant et les qualités de son équipe. Et c'est le partage de cette différence qui mène au succès.

Les bonnes idées ? Quel piège de penser qu'une bonne idée suffit !

Des bonnes idées, n'importe qui en a et les librairies sont pleines de manuels pour devenir créatif en dix leçons.

Les qualités d'un produit ? Aujourd'hui n'importe quel nouveau produit est copié et recopié dans le monde entier en quelques semaines. Et on n'a jamais vu un brevet prendre son téléphone pour prospecter !

Le financement ? Certes, sans cash le business s'arrête. Mais avoir plus d'argent que les concurrents n'a jamais garanti de faire de vous un leader.

Bref, l'entrepreneur et son équipe forment le meilleur actif de l'entreprise, c'est comme ça.

Alors autant vous concentrer sur ce point en restant vous même et en tenant un cap spontané et qui vous ressemble, contre vents et marées. Suivez votre intuition, assumez votre vision. Osez créer des entreprises qui vous ressemblent !


Réussir sa prise de parole en 30s ou 45 mn pour un pitch ou un speech !


Thebault_nicolas Par Nicolas Thébault (chroniqueur exclusif) - Expert des réseaux professionnels

Même pour les entrepreneurs, commerciaux, politiques, prendre la parole en public fait peur, cela peut même générer une émotion proche d’une mort imminente. Nous baignons dans une culture de l’écrit, élitiste et éloquente. Il est vital de se préparer efficacement à plonger dans le grand bassin de l’ouverture et de la synthèse efficace à l’oral. Il existe des centres d’entraînement pour parler en public ou devant une camera : toast master, media trainer … Mais qui s’occupe de l’impact de votre contenu ?

5 conseils pour se centrer sur votre public, vous préparer pour être à l’aise, répéter vos messages, vous entrainer avec effet miroir

- La première chose est de vous centrer sur le public. Vous renseigner avant sur la nature de l’audience est le moindre des professionnalismes, vous prenez ainsi en compte le contexte et ses attentes. Pourtant vous remarquerez que dans une accroche commerciale comme dans une conférence standardisée, le discours est souvent strictement le même, à la virgule près. Prévoyez des options des variantes, sachez improviser !

- Le deuxième conseil serait de vous préparer pour être à l’aise en toute circonstance. Sans avoir une présentation figée, retenez en l’ossature modulable, avec des exemples à la carte qui servent de chair au discours. Ainsi vous pourrez adapter à la demande la durée de votre intervention et sa forme aussi. Il suffit pour cela de moduler le nombre et la valeur des exemples en fonction du public, vos introduction et conclusions restant les mêmes.

- Une troisième recommandation porte sur l’art de la répétition. Si vous voulez que votre public reparte avec, outre l’enthousiasme suscité par la force de votre discours, un acquis mémorisable pour eux-mêmes. Il s’agit , à travers vos exemples, de rendre vivant sous différentes formes, ce qui aura été annoncé dans l’introduction choc et synthétisé lors d’une conclusion en apothéose qui ouvre une réflexion pour chaque auditeur pour lui-même.

- Une quatrième étape, sans doute la première est de vous entraîner. Si possible pas devant un miroir, mais par effet miroir avec un ou plusieurs coachs. Pour sélectionner le bon partenaire, il faut qu’il ait l’expérience lui-même de la parole efficace en public, qu’il aime entendre les autres authentiquement, mais soit doté en même temps d’un solide sens critique, d’impatience de curiosité et d’une bienveillance a toute épreuve.

Je suis de ceux là et à votre écoute pour une consultation pour vos conférences, accroche commerciale …


Développer son réseau lors d'un speed Networking


Thebault_nicolas Par Nicolas Thébault (chroniqueur exclusif) - Expert des réseaux professionnels

1- Préparez vous a un pitch efficace au en 5 comme en 30 secondes.

2 - Prévoyez un nombre suffisant de cartes de visites.

3 - Suivez et entretenez les contacts établis en 7 minutes et plus si affinités.

Le principal écueil d'une présentation express est d'être centrée sur vous plutôt que sur l'audience. Préférez en 15 mots " Laurent Dupont Viseo.com agence multimédia pour rendre votre site visible de vos clients" est préférable a " Laurent Dupont je maitrise tous les langages De programmation informatique pour le net". Cette formule minimaliste utile lors d'un cocktail doit comprendre au moins votre nom et celui de votre site - pour une recherche Google - votre activité et la promesse pour le client. Dans un développement en 30 secondes, vous aurez entre 50 et 80 mots au total pour ajouter un exemple de réalisation chiffrée, ce qui fait votre légitimité dans le métier et si possible en aperçu de vitre mode d'action - qui peut être illustré par un centre d'intérêt dans la vie. Ne croyez pas que cest un exercice facile, il demande un apprentissage et de l'entraînement. Pour vous en convaincre comptez le nombre de propositions dont vous comprenez précisément le sens et dont vous pourriez devenir l'ambassadeur auprès de votre réseau. Une minorité.

Un autre limite de ces exercices de présentations est la gestion des contacts. Ayez vous même suffisamment de cartes de visites sur vous, si possible explicites par rapport a votre activité. Ne les distribuez pas comme des petits pains, attendez que les personnes intéressées vous sollicitent. De même, ne demandez que celles qui vous paraissent avoir un rapport avec vos intérêts mutuels, ne s'agit pas dune collection de timbre mais d'opportunité futures d'affaires.

Enfin, sachez relancer avec précision les personnes avec qui vous avez souhaité entrer en relation professionnelle. Ne tardez pas trop sans vous précipiter non plus, insistez sans excès a partir des coordonnées mail et/ou téléphone que votre interlocuteur vous aura confié. Plus votre demande sera précise et en liens avec ses centres d'intérêt que vous aurez préalablement ciblés, meilleures seront vos chances daller plus loin.


Business pitch : nouvel eldorado pour votre entreprise ?


Watine_jeanluc Par Jean-Luc Watine (chroniqueur exclusif) - Spécialiste dans l'optimisation du statut du dirigeant

Business Pitch est le nouveau terme à la mode pour exprimer la façon de se présenter dans les speed business meetings organisés par les réseaux sociaux, c’est devenu aussi la coqueluche des formateurs et experts en création d’entreprise....

Le Business Pitch est une présentation percutante en une minute ou deux de votre projet de business et de votre entreprise : il s'agit d'être synthétique, se présenter vite fait bien fait, se singulariser tout en restant en phase avec votre interlocuteur.

Cinq règles au moins sont à respecter :

1/ - Partagez et ouvrez votre communication et ne cherchez pas à convaincre à tout prix que vous êtes le meilleur dans votre secteur d'activité, vous avez de grandes chances d'aller droit dans le mur, dégagez plutôt une énergie positive telle que créer du lien, demander un renseignement, une recommandation dans une entreprise que vous prospectez activement, avec une bonne intention consensuelle, le reste prend moins d'importance, comme trous de mémoire ou fatigue passagère.

2/ - Vous avez une valeur ajoutée à apporter à votre interlocuteur, en cela, vous êtes légitime, il est donc inutile de vous justifier : soyez direct et allez droit au but dans votre recherche de partenariats et de clients.

3/ - Votre objectif est clair : vous souhaitez que les personnes présentes autour de la table vous recommandent et fassent appel à vos services si elles en ont besoin. Prenez votre courage à deux mains et exprimez-vous avec cet objectif en tête.

4/ - Soyez attractif : chasseur d'appartements est plus glamour qu’un banal job comme : je travaille dans l'immobilier. Votre interlocuteur comprend tout de suite votre activité tout en voulant en savoir plus.

5/ - Dernier conseil : Faîtes parler vos tripes d’entrepreneur convaincu et convaincant : une belle présentation n’est pas suffisante, votre interlocuteur doit sentir votre passion et votre envie d’entreprendre.

Le bon plan à suivre serait de dire votre activité avec des mots simples, de narrer avec une pointe d’humour une courte histoire sur un client heureux, revenir sur ce que vous aimeriez que vos interlocuteurs fassent pour vous et de finir par un slogan percutant. Bon pitch à tous !


Pitcher son projet


Gillespoupardin Par Gilles Poupardin (chroniqueur exclusif) -

Le pitch est peut-être la chose la plus excitante qui soit pour l’entrepreneur. Faire un pitch c’est exister, avoir l’opportunité d’exposer son projet, sur une courte présentation pouvant aller de 2 à 20 minutes.

Le but n’est pas de tout dire, mais d’en dire suffisamment pour susciter l’intérêt. Le temps d’un pitch suffit à votre auditoire pour se faire une idée de votre business.

Un mauvais pitch revient à se tirer une balle dans le pied. Si dans un laps de temps très court vous n’arrivez pas à enthousiasmer vos interlocuteurs, vous n’aurez jamais l’occasion de leur en dire d’avantage. A l’inverse, si votre pitch est remarquable, vous n’avez plus qu’à les inviter à poursuivre la discussion.

Tout entrepreneur devrait travailler son pitch avant de sortir de sa chambre pour parler de son projet. S’il doit vite partager son idée, il doit longuement préparer son pitch.

Le pitch est votre arme de poing. Si vous souhaitez fédérer et convaincre clients, partenaires, investisseurs, vous devez savoir faire un bon pitch.

Voici quelques pistes pour « pitcher » son projet (orienté investisseur) :



Vous aussi, vous êtes une marque ! Le Personal Branding


Reputation Par Henri Kaufman (chroniqueur exclusif) - Président de Hip ip ip ! Société de conseil en Marketing, en Web2.0 et en Formation

Vous... c'est vous, en chair et en os. Votre société a une ou des marques évidemment et vous aussi, vous êtes devenu une marque à partir du moment où vous vous êtes baladé sur Internet, où vous avez laissé des commentaires, où vous tenez un blog, où vous êtes plus ou moins actif dans un réseau social, où vous Facebookez, où vous Twittez, où vous YouTubez... Vous devenez une marque parce que tout ce que vous faites on line devient visible et que les internautes se forgent un jugement sur vous, lequel jugement devient de plus en plus affirmé avec le temps et donc de plus en plus difficile à modifier.

En quelques semaines, avec un peu d'effort et de volonté, vous pouvez acquérir en partant de rien une notoriété française d'abord puis très vite, internationale. Partant de l'obscurité, vous émergez en pleine lumière, partout à la fois, en "pleine ubiquité". Mais votre réputation, ou plus précisément votre e-réputation puisque c’est ainsi qu’elle se nomme, doit être travaillée, ne pas être mise en jachère ou flotter au gré des courants. Votre Personal Branding doit se travailler.

Voilà quelques conseils tirés d’un livre américain au titre incroyablement bien trouvé qui est la « bible » en ce domaine : ME 2.0 de Dan Schawbel. On y trouve énormément de recettes et de conseils pour les débutants. En voici quelques uns :

- Avec la technologie, vous pouvez accéder à un niveau de notoriété qui, il y a 15 ans, quand Internet n’existait pas, demandait aux people ou aux business men des millions de $.

- Beaucoup de gens pensent que le Personal Branding est une promotion personnelle, nourrie de narcissisme et d'égoïsme. C'est vrai par certains côtés, mais ce n'est pas forcément une mauvaise chose ! Votre marque personnelle, c'est un patrimoine important pour vous et aussi pour votre entreprise.

- le Personal Branding est une démarche qui va vous différencier de la foule de vos pairs en mettant en valeur vos compétences uniques, à travers des messages et des images adaptés à vos objectifs. Comme dans un cercle vertueux, le Personal Branding renforce votre réputation d'expert, votre crédibilité et votre confiance en vous.

- Votre marque personnelle se construit sur la sincérité et sur l'authenticité. Si ce n'est pas le cas, vous risquez d'avoir certes quelques victoires à court terme, mais celles-ci ne dureront pas bien longtemps.

- Attention, trop d'autopromotion auprès de vos amis ou collègues peut se retourner contre vous en donnant l'impression de quelqu'un doté d'un complexe de supériorité et un égo sur-dimensioné.

- Votre vie doit être un évènement permanent au centre d'un vaste réseau social.

- Pour exister, votre marque doit être "trouvée" par les moteurs de recherche.

Alors Voilà 2 astuces :

1- Googleïsez périodiquement votre nom et analysez ce que vous trouvez.

2- Installez une "Google Alert" sur votre nom ; vous serez ainsi prévenus chaque fois que votre nom est cité dans un blog ou une info.

Andy Warhol disait que chacun pouvait avoir son quart d'heure de gloire (à l'époque de la Télé toute puissante). Avec Internet vous pouvez avoir des millions de quart d'heure de gloire plus facilement, plus rapidement, plus économiquement. Elle est pas belle, la vie numérique ?


Le Marketing de Soi

Thebault_nicolas Par Nicolas Thébault (chroniqueur exclusif) - Expert des réseaux professionnels

Nos conférenciers ont du talent et vous pourrez découvrir 20 d’entre eux, de statures internationales, les 11 et 12 mars, voir le programme de notre convention sur www.association-conferenciers.com . Nous sommes déjà plus de 50 conférenciers professionnels en France et 6000 dans le monde. L’association a pour but de faire découvrir, professionnaliser ce métier dans notre pays et monter ensemble en compétence au service des utilisateurs. Grâce à nos ateliers de travail, à l’issu de ma conférence sur les réseaux, l’un d’entre eux : JM. Stiffel.com m’a démontré la puissance de son concept "Le marketing de soi". Il vous amène à mieux définir et élargir votre offre différenciatrice.

Je me croyais « Activateur de carrière », Jean Marie m’a amené vers un nouveau slogan : « Nicolas Thébault : pour que les autres aient envie de travailler avec vous ». Publicitaire, Dirigeant puis consultant, JM. Stiffel transpose sa solide expérience de l'entreprise vers le marketing efficace de votre projet. Son expertise est très complémentaire du métier d’Outplaceur que j’exerce par l’activation des réseaux. Nous utilisons des outils communs comme le travail approfondi sur les réalisations probantes. C'est un coach formidable en tout cas, que je suis heureux de vous recommander, en particulier si vous avez envie d’entreprendre.

Sa méthodologie ?

Elle tient à sa longue expérience dans la publicité, au service de la stratégie des PME, puis comme coach individuel. Sur le modèle de la « copie stratégie », il vous amène à définir en 12 points votre offre, son positionnement concurrentiel et les moyens de son accomplissement. Par ailleurs vous réfléchirez en profondeur à vos réalisations les plus probantes, les moyens que vous avez mis en œuvre et ce que vous avez appris sur vous-même à cette occasion.

Son talent ?

Jean Marie fait preuve de distance et de créativité pour pointer ce qui est essentiel, vous aidant à résumer avec justesse en quoi consiste l’excellence de votre offre. Il a trouvé de bien nombreuses formules qui ont changé le regard des autres et de l’entreprise sur elle-même.

Ses résultats ?

Comme ce fournisseur de produit frais pour la restauration haut de gamme « Au service de votre talent », ou dans cette entreprise de matériaux « pour que vos clients fassent la différence ». C’est à partir de cette formule et du travail fait ensemble qu’est venu mon nouveau slogan « Pour que les autres aient envie de travailler avec vous » qui s’applique à mon expertise de coach d’équipe, de conseil en développement de carrière - dont Outplacement - et d’animateur de réseaux.



Livre gratuit : "Comment apprendre à se vendre et créer une image de marque ?"


Canevet_frdric_1 Par Frédéric Canevet (contributeur) - Chef de Produits

On n'a qu'une seule fois pour faire une première bonne impression. Cet adage est de plus en plus vrai dans notre société où tout va plus vite et où l'image que l'on donne a de plus en plus d'importance.

Il devient indispensable de savoir se vendre comme on le ferait pour un produit ou un service. Un bon exemple humoristique est consultable sur le site CV de Jérôme Choain, qui se vend (avec humour) comme un produit high tech.

Plutôt que de cloner cette (bonne) idée, nous vous conseillons plutôt la lecture du livre gratuit de Rajesh Setty "Personnal Branding", qui explique comment apprendre à se vendre, à créer sa propre image de marque, voire créer une marque autour de votre nom !

Rajesh explique tout au long des 39 pages de son livre gratuit "Personnal Branding", 18 conseils pour apprendre à se vendre, à savoir se mettre en avant, en créer une image de marque.

Voici donc un résumé de cet excellent ebook qui est à la fois plein de bons conseils et très rapide à lire, que nous avons agrémenté de conseils et "francisé".



Mettez vous en scène, racontez votre histoire


HK19 Par Henri Kaufman (chroniqueur exclusif) - Président de Hip ip ip ! Société de conseil en Marketing, en Web2.0 et en Formation

L’époque n’est plus celle des marques orgueilleuses qui se protégeaient derrière un écran administratif ou des collaborateurs porte-voix, qui savaient tout (et en particulier, qui savaient ce dont leurs clients avaient besoin), qui étaient impersonnelles, qui ne répondaient jamais aux réclamations … et qui avaient toujours raison.

Avec Internet, la mentalité des consommateurs s’est transformée très rapidement. Ils disposent désormais de médias numériques qui leur permettent de s’exprimer, de prendre la parole et de communiquer - au monde entier - ce qu’ils pensent. Dans des forums, sur leurs blogs, sur leur , avec leur Twitter, ils parlent bien sûr des produits qu’ils ont achetés et des rapports qu’ils ont eus avec telle société ou telle marque.

Ecoutez ce que vos clients disent, prenez part à cette conversation, en utilisant vous aussi les médias numériques. Savoir ce qu’on dit de vous permet non seulement de s’améliorer mais aussi de répondre aux objections, d’expliquer la raison d’éventuels dysfonctionnements, de présenter les projets et les lancements de nouveaux produits. C’est souvent la seule méthode pour enrayer des rumeurs ou une explosion de mécontentement.

Mais attention, n’utilisez pas un porte-parole pour prendre part à cette conversation : les internautes ont soif d’authenticité, de sincérité et de transparence. Ne vous protégez pas derrière un paravent, car tout simplement ça ne marchera pas, ça ne passera pas. Cela risque même d’être contre-productif, par un effet boomerang immédiat. Certaines marques (Vichy par exemple) gardent un souvenir cuisant de communications dont la sincérité était absente.

Donc… donc apprenez à vous mettre en scène, que vous soyez le PDG le votre société ou le Directeur Marketing. C’est plus facile qu’on le pense, il suffit d’oser oser.

Et en outre, c’est très excitant, même pour les timides ! En vous mettant en scène, vous allez construire votre propre image publique, votre « personal branding ». Vous allez vous positionner, vous allez prendre une (petite) place sur la scène médiatique et progressivement vous allez raconter votre histoire.

Toutefois, raconter votre histoire, cela ne veut pas dire « raconter des histoires ». Racontez la vérité telle que vous la vivez, avec ses succès et ses difficultés.

Une entreprise à visage humain : un concept qui s’est un peu vidé de son sens et qui est remplacé maintenant par : Un homme de l’entreprise qui parle aux autres hommes.

vendredi 29 avril 2011

salut! amis blingblingers du monde

ABIDJAN BLING BLING LIGHT EST VOTRE NOUVEAU BLOG OU VOUS PORRIEZ APPRENDRE TOUT SUR L'ACTUALITE CULTURELLE ET FESTIVE DE CETTE NOUVELLE COTE D'IVOIR QUI BOUGE!